Saviez-vous que environ 60 % des jeunes se font du mal ? Et que parmi eux 90 % étaient des filles. Saviez-vous que parmi tous ces jeunes 80 % le font pour exprimer un mal être ? Les 20 % qui reste ce sont des personnes stupides, qui ne font ça que pour se donner un genre ou pour s'amuser sans vraiment avoir de raison.
Ce n'est pas parce que tu te fais du mal que tu es gothique pour autant. Ce n'est pas parce que tu te fais du mal, que c'est pour être plainte, pour être le centre du monde. Ce n'est pas parce que tu te fais du mal, que tu ne penses pas aux autres.
Vous avez tous votre manière d'exprimer ce que vous ressentez, et je ne viens pas vous dire pour autant que vous ne faites ça que pour qu'on s'intéresse a vous. Vous êtes peu être du genre a étaler votre vie au passant dans la rue, ou même l'afficher sur msn.
Généralement, les personnes qui le font, le cache le plus possible. Mais certaine personne n'en ont pas la force, elles ne vont pas bien, elles n'arrivent pas a dire ce que ne vas pas face a quelqu'un qui vous juge en permanence. Elles n'y arrivent pas parce qu'elles ne veulent pas décevoir une fois de plus, elles ne veulent pas que tout le monde le sache, elles ne veulent pas a avoir a s'expliquer, dire le pourquoi du comment. Elles veulent s'en sortir, même si chaque fois elles retombent, elles voudraient ne jamais avoir commencé, pour ne jamais savoir que lorsque vous le faites vous vous sentez mieux, même si ça ne dure qu'une micro-seconde.
Ne rejeter pas quelqu'un qui le fait, parce que même s'il vous dit de ne pas vous occupez de lui, en vérité au fond de lui il espère que vous allez persisté et qu'au fond, il ne vous lâchera jamais malgré vos actes. Ne baisser pas les bras devant quelqu'un auquel vous tenez, soyez là, comme lui est là pour vous, montrez lui que vous tenez a lui, qu'il compte a vos yeux, même si vous ne comprenez pas ses gestes qui vous font du mal en même temps, dites vous bien qu'il/elle a mal et que sans votre aide jamais il ne guérira. Même si vous en avez marre de le/la voir se détruire jour après jour.
Les proches d'une personne qui s'automutile peuvent agir en étant disponible et à l'écoute, en instaurant une confiance réciproque, en proposant leur aide sans insister mais de manière suivie. Il est essentiel pour les proches d'apporter leur soutien sans juger la personne qui se blesse, sans l'obliger à montrer ses blessures ou la punir en cas de rechute.
Se blesser volontairement est un comportement qui, loin d'être anodin, est généralement révélateur d'un profond mal être. Dans la mesure où ce comportement aide à surmonter certaines situations ou un quotidien considéré comme trop dur à supporter et permet de retrouver un certain apaisement, un contrôle de soi, il peut devenir une addiction dont il est difficile de sortir ; pour beaucoup de personnes s'installe un phénomène comparable à l'accoutumance, avec une augmentation du nombre, de la fréquence ou de la gravité des blessures.
Assez souvent, on remarque que les personnes qui s'automutilent ont des difficultés à reconnaître, à gérer et à exprimer certains sentiments autrement que par des blessures corporelles. Une première étape peut donc consister à prendre conscience de son mal être et à l'exprimer d'une façon non destructrice, par exemple par l'écrit ou par la parole.
Les rechutes sont fréquentes, les progrès sont souvent lents et effectués « en arrière plan » mais cependant bien réels. Se blesser moins souvent, moins gravement, avoir recours à des méthodes de substitution à l'acte d'automutilation est considérer comme un progrès significatif.
En finir de façon définitive avec l'automutilation demande beaucoup de volonté, or la volonté des personnes qui en souffrent est souvent annihilée par un trouble dépressif. L'automutilation représente l'aspect spectaculaire d'un profond mal-être ; résoudre le problème de l'acte d'automutilation sans comprendre le problème de fond n'est généralement pas suffisant et ne mène alors qu'à le remplacer par d'autres comportements autodestructeurs.
Pour éviter qu'une personne s'automutile, il ne faut pas lui enlever tous les objets qui peuvent être utilisés pour se blesser, sauf en cas de danger vital. En effet, l'automutilation n'est qu'un symptôme, et empêcher les blessures ne résout pas le problème de fond. Sans avoir de substitut pour se soulager ou exprimer son mal-être, être privé brutalement de la possibilité de se faire mal peut aggraver le mal-être, et même provoquer un comportement suicidaire.
Connaissez-vous quelqu'un dans votre entourage qui y a recourt ? Qu'en pensez-vous ? Le comprenez-vous